Ajouter un domaine, un sous-domaine ou un alias dans Plesk est une opération courante : nouveau site à héberger, environnement de staging, redirection d'un .com vers un .fr… Cette doc couvre les trois cas, la partie DNS côté registrar, l'activation de Let's Encrypt et les pièges à éviter.
Prérequis
- Un abonnement Plesk actif sur lequel vous avez les droits de gestion des domaines.
- Un quota domaine disponible sur votre offre (le bandeau en haut de Plesk indique l'usage actuel, ex.
3 / 10 domaines). - Le domaine doit être enregistré chez un registrar (OVH, Gandi, Cloudflare Registrar, Ionos…) — Plesk ne gère pas l'achat du nom de domaine.
Ajouter un domaine complet
- Ouvrez Sites Web & Domaines puis cliquez sur Ajouter un domaine.
- Saisissez le nom du domaine (ex.
nouveau-site.fr, sanswww, sanshttps://). - Utilisateur système : si le nouveau domaine appartient au même client que ceux déjà présents, gardez l'utilisateur existant — les fichiers seront accessibles au même compte SFTP/SSH. Pour un client différent, créez un utilisateur dédié afin d'isoler les accès.
- Webspace : laissez l'option par défaut (nouvel espace web) sauf si vous souhaitez partager la même racine qu'un domaine existant.
- Validez. Plesk crée la racine
/httpdocs, configure Apache/Nginx, les logs et la zone DNS.
Ajouter un sous-domaine
- Sur le domaine parent, cliquez sur Ajouter un sous-domaine.
- Saisissez uniquement le préfixe (
stagingpourstaging.monsite.fr). - Choisissez le domaine parent dans la liste déroulante.
- DocumentRoot : deux options possibles.
- Sous-dossier du parent (
/httpdocs/staging) — pratique si vous voulez y accéder depuis le site principal ou partager du code. - Dossier séparé — préférable pour un site indépendant, avec ses propres fichiers, sa propre base, ses propres logs.
- Sous-dossier du parent (
- Validez.
staging.client.fr, dev.client.fr, preprod.client.fr) sous le même webspace que le domaine principal. Les permissions et les clés SFTP restent simples à gérer, et vos scripts de déploiement ne multiplient pas les comptes système.
Ajouter un alias de domaine
Un alias est un nom qui pointe vers un site existant — typiquement www.monsite.fr vers monsite.fr, ou monsite.com vers monsite.fr. Pratique pour capter plusieurs extensions sans dupliquer l'hébergement.
- Sur le domaine de destination, cliquez sur Ajouter un alias de domaine.
- Nom de l'alias : le domaine source (ex.
monsite.com). - Domaine de destination : le domaine principal (ex.
monsite.fr). - Cochez Synchroniser la zone DNS et Rediriger avec HTTP 301 si vous voulez que les visiteurs de
.comarrivent sur.fr.
Bonne nouvelle : un alias ne consomme pas de slot domaine dans votre quota. Vous pouvez empiler les extensions (.com, .net, .eu) sans impact sur votre offre.
monsite.com (Google Workspace, Microsoft 365, autre hébergeur), vérifiez avant publication. La mauvaise surprise classique : l'alias redirige le web comme prévu, mais les mails continuent de partir dans la nature s'ils étaient déjà mal routés.
Configurer les DNS
DNS hébergé chez Datacampus
Si votre domaine utilise les serveurs DNS de Datacampus (déclarés chez le registrar), la zone est créée automatiquement à l'ajout du domaine dans Plesk. Les enregistrements A, AAAA, MX, TXT par défaut sont en place et le site répond dès que la propagation est faite.
DNS hébergé ailleurs (OVH, Gandi, Cloudflare…)
Dans ce cas, il faut pointer manuellement le domaine vers Plesk depuis l'interface du registrar.
- Dans Plesk, ouvrez la fiche du domaine. L'IP du serveur est affichée en haut (ex.
185.190.148.XX). - Chez votre registrar, créez un enregistrement A :
@oumonsite.fr.→ IP du serveur. - Ajoutez un enregistrement A pour
wwwvers la même IP (ou un CNAMEwww → monsite.fr.). - Si votre abonnement expose une IPv6, ajoutez un AAAA vers l'IPv6 affichée. Voir la doc dédiée IPv6 sur Plesk.
- Comptez de quelques minutes à quelques heures pour la propagation selon le TTL.
Activer Let's Encrypt
Une fois le DNS propagé (le domaine doit répondre sur l'IP Plesk, sinon la validation échoue) :
- Sur la fiche du domaine, ouvrez SSL/TLS.
- Cliquez sur Installer un certificat Let's Encrypt gratuit.
- Cochez les variantes à couvrir : le domaine principal,
www., les sous-domaines déjà créés, le webmail éventuel. - Validez. En quelques secondes, le certificat est émis, installé et HTTPS activé.
Le renouvellement est automatique (tous les 60 jours environ). Si un certificat ne se renouvelle pas, voir Le certificat ne se renouvelle pas.
Créer les boîtes email associées
Si le domaine doit servir des emails via le mail intégré Plesk, ouvrez la rubrique Mail et créez les boîtes et alias. Si votre offre utilise Mailcow en parallèle (webmail séparé, filtrage anti-spam avancé, DKIM), créez plutôt les boîtes côté Mailcow et ajustez les enregistrements MX/SPF/DKIM en conséquence — voir Mailcow : prise en main.
Choisir la redirection www ↔ apex
La bonne pratique SEO : choisir une seule version canonique et rediriger l'autre en 301. Plesk le fait en un clic.
- Sur la fiche du domaine, ouvrez Paramètres d'hébergement (Hosting Settings).
- Dans Domaine préféré (Preferred domain), choisissez
www.monsite.froumonsite.fr. - Validez. Plesk configure la redirection 301 automatiquement dans la conf Apache/Nginx.
Pour des redirections plus complexes (migration d'URLs, fusion de deux domaines), voir Redirections 301 lors d'une migration.
Limites selon l'offre
Chaque offre d'hébergement mutualisé Datacampus inclut un certain nombre de domaines, de sous-domaines et d'alias. Le bandeau haut de Plesk affiche l'usage courant. En cas de dépassement :
- Le bouton Ajouter un domaine est grisé ou renvoie une erreur de quota.
- Ouvrez un ticket sur servicedesk.datacampus.fr pour demander une extension de slot ou un passage à une offre supérieure.
- Les alias ne comptent généralement pas dans le quota domaine — à privilégier pour les variantes d'extension.
Besoin de vérifier l'état d'un domaine, les logs d'accès ou la version PHP active ? Voir Plesk au quotidien.